Actualités

Mal des transports : le comprendre et l'éviter

Santé & Prévention - Publiée le 18/05/20
Vos trajets à bord de certains véhicules sont difficiles ? Des vertiges ou des nausées ponctuent vos déplacements ? Alors, vous êtes probablement sujet au mal des transports. Pour que vos prochains voyages ne soient pas une source de stress, apprenons-en davantage sur ce trouble.

Qu'est-ce que le mal des transports ?

« Être malade », avoir « mal au cœur », sont des expressions fréquemment utilisées par les personnes atteintes du mal des transports. Également appelée « cinétose », cette affection sans gravité peut néanmoins être un véritable calvaire.

Le mal des transports est dû à un dysfonctionnement de notre perception. Au sein de l’oreille interne, le « vestibule » est le capteur qui nous permet de garder l’équilibre. Il transmet au cerveau des signaux qui nous permettent d’identifier si nous montons, descendons, penchons sur la droite…. Avec l’aide de nos yeux, le vestibule nous permet de nous repérer dans l’espace. Lorsque ces organes ne parviennent pas analyser notre environnement de la même façon, nous ressentons un malaise.

Cette difficulté à appréhender le monde qui nous entoure ne survient pas uniquement lors d’un déplacement avec un véhicule. Chez certaines personnes, cela peut survenir en regardant un film ou en jouant à un jeu vidéo. Nos yeux identifient des mouvements sur notre écran que notre oreille interne ne perçoit pas.

Quels sont les symptômes ?

La gêne causée par le mal des transports diffère d’une personne à une autre. Elle peut être caractérisée par les symptômes qui suivent :
  • pâleur
  • vertiges
  • sueurs froides
  • nausées
  • maux de tête
  • vomissement

Qui sont les plus touchés ?

Si tout le monde peut être sujet au mal des transports, certaines populations semblent plus touchées que d’autres. Les enfants de 2 à 12 ans sont les premières victimes de ce trouble. Avec l’âge, la cinétose semble s’atténuer. Notons également que les femmes, et en particulier les femmes enceintes, sont plus fréquemment malades lors de leurs déplacements que les hommes.

Comment prévenir le mal des transports ?

Mal de mer : astuces pour avoir le pied marin

Lorsque la cinétose survient au cours d’un voyage en bateau, on parle de « mal de mer ». Durant le trajet, notre oreille interne perçoit que notre corps est balancé de haut en bas et de gauche à droite au rythme des marées. Au même moment, nos yeux identifient une surface plus ou moins plane et le mouvement du véhicule. Dans cette situation, il est fréquent que nos capteurs sensoriels soient en désaccord.
 
Une fois expérimenté, le mal de mer devient une source de stress et nous sommes nombreux à ne plus vouloir reprendre la mer. Pourtant, quelques astuces permettent d'y rémedier. Prendre un bonbon à la menthe, fixer l’horizon, prendre un bol d’air frais et… l’expérience. Nombreux sont les marins qui à force d’entraînement ont réussi à se débarrasser du mal de mer.

Mal de l'air : guide du vol sans turbulences

En complément du stress parfois ressenti à l’idée de voyager au-dessus du sol, il est possible de souffrir du mal des transports en avion. On parle alors de « mal de l’air ». Pour éviter d’être malade, des solutions existent :
  • Choisissez une place en milieu d’appareil pour limiter la sensation des mouvements de l’avion ;
  • Ajustez la ventilation pour bénéficier d’air frais ;
  • Prenez de grandes inspirations et allongez votre siège pour vous détendre ;
  • Mangez léger en évitant alcool et caféine afin de faciliter la digestion ;
  • Faites quelques pas dans l’allée pour changer votre perception du voyage et éviter la sensation de lourdeurs dans les jambes ;
  • Prenez un traitement homéopathique ou prescrit par votre médecin afin de soulager les cas les plus graves.

Train et voiture : quelques techniques pour garder les pieds sur terre

N’oublions pas que c’est sur terre que le mal des transports est le plus fréquent. Pour éviter d’être malade, adaptez votre voyage.
 
En train, installez-vous dans le sens de la marche. Comme en avion, évitez les places côté fenêtre afin de ne pas être perturbé par les mouvements du paysage. Évitez la lecture et les écrans (smartphone, tablette, ordinateur). Privilégiez un moment calme, avec ou sans musique, les yeux fermés. Détendez-vous au maximum en contrôlant votre respiration.
 
En voiture, choisissez votre place judicieusement : à l’avant côté passager, fixez l’horizon ou allongez votre siège. Évitez de prendre la voiture à jeun, mangez sainement avant le départ. Aérez régulièrement l’habitacle, ou mieux, faites des pauses pour vous dégourdir les jambes et prendre l’air. Enfin, demandez au conducteur d’adopter une vitesse constante et d’éviter les manœuvres brusques.
Cet article vous a-t-il été utile ?
Retour à la page actualités